lundi 12 mai 2008

La saison de la marmotte

Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit un truc sur ce blogue. Vous croyez que ça me manque ? Non! C'est un peu comme une envie de pisser. J'apprécie quand je le fais, j'en ai besoin et selon Freud, ça libère une tension. Cependant, je ne me précipite pas à la hâte au petit coin en suppliant monsieur Willy de cracher son fluide. Quand ça se pointe, ça se pointe. C'est tout. Comme la plupart de mes conversations avec le grand téléphone blanc, ce billet sera bref.
La dernière fois que j'avais publié de mes nouvelles en avril c'était pour vous faire part d'une blessure qui m'empêchait de m'entraîner correctement en vue du début de saison de vélo. Presque 1 mois plus tard, j'en suis au même point. Honnêtement, je n'ai pas vu d'amélioration à ma tendinite de genou. Le repos et les anti-inflammatoires n'ont rien donné si ce n'est qu'une vilaine constipation. Du lait de magnésie dans le café c'est vraiment agréable. Depuis 2 semaines, je consulte une physiothérapeute du sport à la clinique PCN. Là non plus pas vraiment de progrès. Il faut dire que je ne fais pas les exercices prescrit et j'omets souvent d'appliquer de la glace sur mon bobo. J'ai même essayé de pédaler avec le genou emballé dans un bandage de tissu douteux. Aucun signe d'espoir. Si ça se trouve, j'ai probablement foutu la merde d'avantage.



Inutile de dire que dans ces conditions, je suis très loin d'un retour éventuel en course. Je suis un homme de porcelaine. Vraiment, il y a un truc que je dois comprendre. Pourquoi suis-je incapable de faire 3 saisons d'affilées sans être au prise avec une merdouille qui va me garder clouer à ma chaise de patio all fucking summer long ? Quelle belle impression de déjà vu. 

En attendant de me "pitcher" vers d'autres activités comme le golf, le camping, la randonnée le kayak, la pêche ou les p'tits voyages de fin de semaines, j'ai un deuil à vivre. Je trouve plus difficile d'accepter le fait que ma saison est terminée (Elle n'a même jamais commencé) que de souffrir comme un dingue sur la selle. Je peux parfois paraître zen par rapport à cette situation mais il en est rien. Du moins, pas encore.  Je ressens un peu de frustration. J'évite de regarder les cyclistes sur la route pour ne pas voir ce qui me manque.  Je sais, je devrais voir les opportunités de faire autre chose mais le bike est une drogue dur et la désintox peut-être longue.