samedi 23 février 2008

Mon premier pentathlon des neiges

Pentathquoi ? Le Pentathlon des neiges qui en était à sa quatrième édition cette année est une compétition hivernale qui regroupe 5 disciplines: Le vélo, La course à pied, Le ski de fond, Le patins à glace et finalement la raquette.  Originalement disputée au Lac Beauport depuis 2005,  la course avait lieu cette fin de semaine sur le majestueux site des plaines d'Abraham dans la ville de Québec. Probablement une activité inscrite dans le calendrier du 400. Avec le soleil et la température clémente; Le tableau était parfait.

Plus tôt cette semaine quand mon amie Catherine m'a demandé si j'avais le goût de m'inscrire à cette épreuve, systématiquement j'ai répondu: NON (Réflexe génétique légué par mon père) et j'avais des raisons: Un de mes lacets de patin menace de céder.  La semelle de mes ski de fond est égratignée,  ET mes espadrilles font l'objet de recherches dans le laboratoire de Santé Canada.  Comme vous le constatez ce n'est pas parce que je voulais jouer les fillettes. Après quelques jours de réflexion, des solutions se sont mises à tomber du ciel comme des flocons de neige (Je n'ai pas choisi cette expression pour sa forme poétique ne vous en faites pas :-) ) Mes gros problèmes maintenant réglés je me dirige sur le site internet pour m'inscrire dans la grosse catégorie. Tant qu'à participer je préfère me mesurer aux brutes. À ma grande surprise (Ma bouche reste ouverte pendant 21 milisecondes et mon sourcil droit se brise la colonne) je constate que les inscriptions sont terminées et que tout est COMPLET. Pardon ??  Dans une ère où on bouge de moins en moins je me demande pourquoi une compétition de cet ordre qui se pratique à des températures sous les zéros et où il faut payer 85$ de frais d'inscription soit aussi populaire ????

Qu'à cela ne tienne je décide d'utiliser une particule d'intelligence laissée désactivée depuis ma dernière écoute de Annie et ses hommes et je contacte l'organisateur.  Je lui fait part de mon intention de participer à l'évènement dans l'éventualité où un participant se désiste.  Je maximise mes chances en lui mentionnant que je suis prêt à courir dans n'importe quelle catégorie.
Dès le lendemain (vendredi) monsieur François Calleta me répond par courriel pour m'annoncer qu'un de mes collègues chez Prévost se retire du volet sportif et que je dois l'appeler avant 10h00 pour bénéficier de cette fenêtre. Woohoo I'M in !  Ce n'est pas la course élite de 45 km qui a lieu dimanche cependant pour une première expérience ça fera l'affaire.

Il ne me restait donc que quelques jours pour rassembler le matériel nécessaire. J'avais déjà en ma possession les skis, patins et raquettes mais le vélo de montagne et la Coppertone 30 manquaient à ma liste.  Après quelques coups de fil à l'ambassade Américaine je réussis à mettre la main sur le Trek 9900 de mon ami Simon; Une rutilante machine à crampons muni d'une suspension avant et d'un réflecteur arrière. Le top.  Everything's checked, partons la mer est belle. ''Not so fast Doomy '' me chuchotte ma petite voix (La mienne est anglophone et je n'y peux rien) Cette dernière me fait remarquer que mes raquettes sont d'avantage conçues pour chasser l'écureuil à la Daniel Boone que pour courir le ''djab aux vers'' sur les plaines.  Tu as raison petite voix je vais avoir besoin de chaque secondes si je veux battre grand-papa Bi et ses kids samedi matin.  D'un touché empreint d'assurance mon index appui sur ''Redial #''  et me voilà de retour au consulat. ''Il va me falloir des raquettes de course Général Wilson et je veux le matériel dernier cri comme dans James Bond''  On me refile alors des Atlas Run.  Du matos si pointu et performant que Terry Fox en aurait perdu ses frisettes si il avait pu les utiliser pour sa croisade historique.  Voilà!  JE SUIS PRÊT !  (Et je vous promet de baisser les impôts) 

Jour J. Nous arrivons sur les lieux, l'endroit est superbe la journée s'annonce splendide. Les gens sont souriants et les bénévoles accueillants. Je me gare face au Concorde tel un big shot sans cigare et je récupère ma trousse d'inscription dans laquelle se trouve mon dossard, ma plaque de cadre et à ma grande stupéfaction pas de petits dépliants touristiques ennuyants qui finissent toujours par servir de tapis sauf-pantalons sur le plancher de la bagnole.  Je me change en superman dans le stationnement sous-terrain du Château Laurier et Loïs Nadeau m'aide à transporter l'artillerie jusqu'à la zone de transition sécurisée par des dobermans et fils barbelés. Une minute de plus et on nous en interdisait l'accès. 10h30 time limit. On entend pas rigoler avec la procédure. Rapidement de la passerelle et à travers le porte-voix qui ressemblait étrangement à celui emprunté au mononcle dans le film ''la guerre des tuques'' on nous fait un briefing sur les règlements et points à surveiller sur le parcours avant de nous inviter à enfiler nos chevaux d'acier et à s'avancer sur la ligne de départ.
 
Tous rassemblés devant le Loews le Concorde, on attend impatiemment que le commissaire dans la voiture de tête trouve enfin comment retirer le frein à main et mette les gaz. La température est agréable mais seulement si vous êtes vêtu de 4 couches de Soft Shell et enmitouflé dans une jetée Gore-tex. En cuissard de vélo c'est frais un tantinet.  Les 42 clients attablés au restaurant l'Astral ont le temps de tourner 720 degrés et prendre un troisième réchaud avant que le départ ne soit finalement donné. ''ON ROULE SUR GRANDE ALLÉE s'écrit le Pierre Houde dans ma tête avant de retourner roucouler avec Clôdine ma petite voix. 
La centaine de cyclistes s'élance sur le pavé mouillé et slusheux du vieux Québec. Les premières bornes sont contrôlées et on est ainsi confiné au pare-choc arrière de la Audi jusqu'au boulevard Champlain. Cette dernière s'éloigne et nous voilà seuls avec nous même avec d'autre choix que d'y aller full throttle.  Je me précipite à l'avant du peloton car je sais bien que parmi nous se trouve la crème du cyclotourisme et elle menace de foutre tout le monde par terre.  J'ai à peine le temps de réaliser que mes bouts de doigts sont mauves et gangreneux et que la chaîne refuse de monter sur le grand plateau que déjà je suis au pied de Côte de la montagne. ''C'est ici que ça démarre mon bonhomme''  (Wo là qui me parle ? Pierre c'est toi ? ) 
J'accélère et aussitôt je me détache. Pascal Bussière est déjà long gone avec son cyclo-cross mais il fait le pentathlon en équipe so i don't give a fuck.  Je suis rejoint à quelques mètres de la zone de transition où mes espadrilles revenues Puro overnight du Laboratoire m'attendent dans le cratère qu'elles ont creusé dans la neige.

 Je commence à courir et graduellement mes doigts se mettent à dégeler. OUCH !  Comme si on me les avait martelé avec un gros maillet de plomb.  Je songe même à arrêter tellement j'ai mal.  À cet instant la une du Journal de Québec du lendemain pop dans mon esprit: ''Raby abandonne parce qu'il a froid a ses tites pepattes.'' À toi Clôdine.Tu continues couille molle !''  Merci. La course se passe bien et j'ai l'impression d'être Seabiscuit qui remonte cheval après cheval. Une autre étape dans la poche. Au tour du ski de fond maintenant. Je trouve plutôt difficile et frustrant d'enfiler mes bottes plastifiées et laçées jusqu'au nombril. Allez Allez Allez c'est reparti de plus belle. Ouf ! Selon moi les quadriceps sont descendus à la cafétéria prendre le lunch et c'est les dorsaux qui relèvent. D'accord les boys c'est un peu plus difficile qu'à la gym mais on va s'en sortir. Oui c'est ça c'est ça. Nous revenons.  Le circuit est légèrement bosselé et technique. Il y a entre autre cette courbe à 180 degrés au bas d'une descente. Plusieurs sortent de piste à cet endroit.
De mon portable j'appel ''le plateau'' pour qu'on me prépare mes patins. Je les veux tièdes et moelleux. J'arrive dangereusement. Le dossard #71 saute sur l'anneau. Les quadriceps tardent à revenir et sur la glace aujourd'hui j'ai l'air de Gaetan Boucher ....en sandales.  J'ai l'impression de ne jamais avoir patiné de ma vie. (Vidéo à l'appui) 
Les muscles que j'avais dans le bas du dos tombent sur la glace et font chuter un septuagénaire. Plus de peur que de mal, on le balaie hors de la piste. Je poursuis mais honnêtement,  j'ai vraiment hâte que ça se termine.  Je ne compte plus mes tours et heureusement que Cathyyy est présente pour le faire à ma place.  Je complète les 5 km en me promettant de faire mieux en 2029. 

Dernière discipline dans les 12 travaux de Dominix: (J'achève j'achève chers lecteurs) Le snowshoeing. La transition se fait mieux que je pensais. Mes raquettes sont bien conçues. Je file dans le sentier en laissant derrière moi une voie lactée de neige poudreuse. Les retardataires s'accumulent et je suis obligé de sortir du tracé battu pour doubler. C'est à ce moment que je perds une raquette pour la première fois. Damn !! Je ré-enfile et on repart. Mis à part le déchaussage, je log la première boucle avec succès. Les organisateurs ont dessiné le trajet de telle sorte que la moitié se déroule dans les sous-bois en bordure de la falaise près du Cap diamant. Superbe. Je perds ma raquette une deuxième fois mais j'en profite pour entailler 3 érables. Dernière ligne droite et c'est terminé. Oui ? Non ? J'en suis pas sûr. Hey merde c'est quoi cette manie de ne pas lire les informations de course ? Dans ma tête je ne suis plus dans le coups anyway. Je suis sur le point de franchir la ligne d'arrivée quand le doute m'envahit de plus belle. Je demande à une bénévole combien de tour on doit faire et elle me fait signe de continuer. Je suis découragé mais perplexe. 100 mètres plus loin à une intersection on me tend un petit contenant de jus de pruneau ou Gatorade je ne sais plus. Je pose la question à nouveau: ''Coudonc, on fait combien de tour aves les babushs ? La réponse me choque autant qu'elle me soulage:  ''2''   What?? Ahh pis je n'ai pas le temps d'argumenter. Le compteur tourne toujours. Je retourne à la ligne d'arrivée au PC pour qu'on puisse enregistrer mon temps final. Enfin, je passe sous la bannière. Je suis heureux d'avoir terminé mais déçu de ne pas avoir mieux performé. 
J'exprime ma frustration à Catherine qui essaie de me faire voir le positif. La tempête passe et je souris à nouveau. 

Bon j'en ai vraiment marre d'écrire et surtout ça ne finit pas cette maudite histoire là. Rapidement on ramasse le stock, j'enfile des vêtements plus chauds, on crève de faim et on se dirige donc sur grande allée pour avaler un truc au Cosmos. On retourne ensuite au Concorde pour voir les résultats. À l'intérieur il y a foule. La raison est simple; L'inscription nous donnait droit à un buffet gratuit. (Les 85 douilles l'ont bien payé don't worry) Je cherche je cherche. Pas de résultats. Je m'informe à une bénévole qui semble fascinée par ses stylos et dont le vidéo flash midi. De retour à la réalité, elle m'indique qu'ils sont épinglés sur un tableau au fond de la salle. Je me fraye un chemin jusque là de façon plutôt cavalière. ''Out of my way loosers !''  Sur la feuille je trouve ma catégorie. Je défile les noms en commencant par le bas. Je ne vois pas '' Dominic The Third''. Ils m'ont oublié ? Ma puce électronique n'a pas fonctionné ? Je regarde plus haut et PAF ! Je n'en crois pas mes yeux. JE SUIS DEUXIÈME à seulement 1 min 45 du premier. FUCK! J'aurais vraiment pu gagner cette course. La déception m'envahit comme du Pepto-Bismol qui coule dans l'oesophage. Pour en rajouté j'ai raté la remise des médailles sur le podium. Je ne serai pas sur ces photos qui feront le tour du monde.  AHHHH c'est pas grave ! C'était une première expérience et j'ai eu beaucoup de plaisir. Je vais remettre ça l'an prochain. Cette fois je m'inscrirai à temps dans la catégorie Élite mais SURTOUT je serai au buffet :-)

Félicitations aux organisateurs et à tous les autres participants. Vraiment une belle compétition.
Tous les résultats sont sur le site www.pentathlondesneiges.com


jeudi 14 février 2008

Mon obsession pour le fuel: L'origine


Rassurez-vous je ne suis pas un maniaque du diesel ou de tous ces autres carburants alternatifs ''Green''.  Green my ass !  Non,  le fuel dont je parle ici est plutôt les aliments que je mets dans mon bédon chaque jour que Dieu amène.  Je sentais le besoin d'écrire sur le sujet depuis un bon p'tit bout déjà mais vous savez la vie de famille et les responsabilités qu'elle apporte me prennent beaucoup de temps et d'énergie. J'entends déjà les ''Voyons Dom t'es tout seul cibouère !!! '' Bon bon bon ! Devant cet argument sans poids et affaibli par la jalousie qu'il contient  je répondrai simplement: RAPPORT ???!

Ceci dit j'ai finalement décidé aujourd'hui qu'il était temps de faire la lumière sur le mystère qui semble planer autour de moi et ma passion pour la nutrition.  
Tout ça remonte à l'année 1993 alors que j'avais mes fesses bien assises sur le parquet ciré d'un gymnasse du Cégep de Lévis-Lauzon.  Le cours s'appelait ''activités sportives et santé''.  Putain mais qu'est-ce qu'on foutait assis ? Lors de chaque début de cours, monsieur Gilles Langlois (Je me souviens plus trop si c'est le bon nom mais je trouvais que Gilles Langlois c'était crédible et ça fittait..) nous parlais des bénéfices de l'activité physiques et la nutrition sur notre qualité de vie. (Il nous étalait plein de faits, anecdotes et expérience super intéressantes sur le sujet)
 En 2008 ça semble assez anodin puisque ce thème est traité à peu près sur toutes les chaînes et tribunes mais à l'époque c'était considéré comme de la psilogie.  Je n'ai jamais été l'étudiant le plus concentré qui soit mais ce jour là  le bonhomme Langlois a vraiment capté mon attention.  À partir de ce moment ma vie a changé. (Sérieux) Si je pouvais ''pinpointer'' le début de ma plus sérieuse relation avec la santé, le bike et l'importance de bien manger ça serait à cet instant précis. Aussi paraxdoxale que ça puisse paraître; bien effouèré su mon streak dans un gymnasse de Lévis à écouter un boomer bedonnant me parler des bienfaits d'un régime de vie sain et équilibré.

Dès lors je me suis mis à lire sur le sujet. Je me suis inscrit à la salle de muscu et plus tard au Club Action à Pintendre.  J'ai commencé à me préparer des salades. Vous auriez dû voir le regard des gens à la table quand je m'asseyais pour déguster mes 3 feuilles de laitue. À ce moment là je ne connaissais rien à la nutrition et je baignais dans les mythes et paradigmes. Petit à petit, j'ai accumulé des connaissances soit par les livres, soit pas des gens (J'ai la chance d'avoir une petite cousine nutritionniste) ou par l'expérience.  Je me souviens entre autre d'une longue randonnée avec des cyclistes de Montmagny où dès les départ j'avais brûlé d'importantes cartouches en voulant faire le mariole pour impressionner la galerie.  Je peux vous assurer que j'ai payé cher cette petite séance à haut RPM.  Le parcours choisit nous en donnait pour 4 heures et c'était une journée très chaude.  Tel un jeune blanc bec insouciant je n'avais comme provision qu'une banane et la moitié d'un bidon rempli d'eau bouillante. Bravo mon champion!!  Évidemment vous devinez la suite. À mi-trajet mon estomac avait déjà 3 bouchées de prises dans ma prostate et j'avais plus de broue blanche autour de la bouche qu'un épileptique en pleine convulsion.  Enfin de retour à  Montmagny  j'étais en crise d'hypoglicémie totale. Je vous jure que si j'en avais vu sur le bord de la route , j'aurais avalé un tas d'marde avec des mouches jaunes tellement j'avais faim.

Cet incident a gravé les mots suivants dans ma mémoire:  G L U C I D E S  C A L V A I R E  G L U C I D E S ! ! ! !  Plus jamais je ne partirai le ventre vide avant une activité physique.  Le choix d'aliment qu'on fait est super important. C'est le carburant d'une super machine: le corps humain. Il peut vous en donner vraiment beaucoup lorsqu'il est bien gavé.
Je surveille donc ce que je mange, je compte mes calories et  je pèse chaque gramme de bouffe que j'ingurgite mais tout ça ce n'est pas parce que je suis boulémique, anorexique ou au prise avec des troubles alimentaires. Non. Uniquement parce que je désire bien performer en bike, être léger pour passer les bosses (90% de notre énergie sert à transporter notre propre poids en montagne) et me sentir bien.  Voilà !!!!  J'espère que j'aurai pu être un p'tit Gilles Langlois pour quelques uns d'entre vous.

Pour terminer une citation de ma grand-mère :  ''Un bon coq, çasse tchein mèye !''

On se voit chez Ashton (-9%)  YESSSSSSS !