lundi 2 mars 2009

Loin de Brest

La fin de semaine dernière nous avons finalement mis le nez dehors. Nos faces blanches d'écossais n'en croyaient pas leur épiderme. Ça devait bien faire 3 mois bissextiles qu'elles étaient contraintes à regarder feuilles de plywood et graines de gyproc à l'intérieur. Préparez-vous mes jolies, on sort à Coppertone city. Après la pluie désolante du vendredi, Galarneau se pointâme enfin le rayon samedi matin. Hourra ! L'occasion parfaite pour renouer avec mes bonnes vieilles raquettes en tôle 20 gage achetées quatre fois trop cher dans un pseudo commerce de sport à Montmagny. (La ville de l'arnaque)

C'était également la journée idéale pour que Marilyne, l'amie Française (Bretagne) de Sonia déguste à pleine bouche, une petite cuillère à thé d'hiver québécois sans sel ajouté.
À travers des reliefs très accidentés et une nature sauvage peu hostile, nous lui avons fait visiter St-Raphaël comme peu de touristes auront l'occasion de le faire dans leur vie. Tout ça sous un soleil radieux et bien supportés par nos grosses paluches technos. Sans elles, nous serions toujours enfoncés dans la neige quelque part, à nous demander comment nous nous partagerons la moitié de gomme Chiclets qui nous sert de provision.
Mine de rien, cette petite excursion au beau milieu de la campagne nous aura fait parcourir un juteux 10 km. Dix longues bornes à piétiner comme des pingouins qui se sauvent d'un ours blanc sur la banquise. Nul besoin de vous dire que cette démarche plutôt élégante et morphologiquement naturelle vous courbature lentement mais sûrement. Parlez-en aussi aux talons de Marilyne qui ont laissé leur peau dans ce raqueton de Compostelle.
Même si parfois, l'espoir de revenir un jour à notre point de départ ne tenait qu'a un fil de doublure en minou mauve de pantalon Pentagonia Artic que je ne portais pas (#%?&*R@!?ak) nous avons toujours gardé le sourire et notre bonne humeur. À un certain moment, je me permis même de casser les pieds de mes 2 comparses en jouant de mon harmonica la pièce: ''Stop hassling me you little fe-filles we're not home yet and quit crying cuz it won't get you there any faster'' de Patrick Normand. À en juger leur expression glaciale; Ce fût très apprécié :-)
Avec la bouche gelée mais le coeur chaud, nous avons finalement rejoint le 26 rue paradis dans le soleil couchant tout en contemplant le décor magnifique. ZE TOP! Pour être honnête, ce fût l'une de mes plus belles journée de l'année passée à l'extérieur. Pour conclure l'expédition, quoi de mieux que se détendre près du feu dans la maison familiale pendant qu'on dévore tout ce qui nous passe sous la main. Vive l'hiver, Vive le Québec, Vive mes bas en poil de Lou Ferrigno qui me gardent la mousse d'orteil au chaud.