
"....If i can make it there i can make it everywhere...New York Newwwwww Yooooork" chantait si bien Frank Sinatra.
Il faut avoir visité ce cirque pour comprendre les paroles de cette chanson.
Bien voilà c'est fait. Je te saisis maintenant Franky ! Nous revenons à peine de 3 jours dans cette ville (mon deuxième périple dans cette jungle) et une fois de plus ma fibre solitaire tranquille en prend un sale coups. OUCH ! Pour ceux qui souhaitent faire un p'tit voyage relaxant immergé au coeur de généreuses verdures et doux chants d'oiseaux je vous suggère plutôt St-Pamphile. Je vais vous raconter le voyage. C'est un peu long mais j'ai jamais été bon pour résumer anyway. Nous avons quitté Lévis lundi midi en direction du Amsterdam Court Hotel situé au coin de la 50 ième et de Broadway. Nous étions à seulement 0.2 km de Time Square. Quand même ! Le GPS avait prévu notre arrivée à 20h15 mais c'est plutôt à 21h30 que nous avons mis les pieds dans le lobby. Les pipis, repas et ''oops criss, j'ai passé douète'' ne sont pas considérés par Garmin. De plus, les signaux satellites avaient de la difficulté à nous joindre au coeur des grattes-ciel. Résultat: le petit appareil buzzait à quelques rues de notre destination. Pas trop le moment quand tu as 22 taxis qui te poussent dans l'cul ! Peu importe, on s'est rendu et c'est ce qui compte. Ne me méprenez pas sur les dernières lignes, Le GPS est un outil génial.
De retour à la visite. Un soleil de plomb et une chaleur accablante nous a souhaité la bienvenue mardi matin. OUF ! Moi qui supporte très bien ça. ( Je devrais être opportuniste et vendre toute l'huile d'olive Bertolli que je produis dans mon entre-jambe par pareille journée. Bon, il faut déjeuner. Quoi de mieux qu'un sandwich oeuf synthétique et dinde artificielle chez STARBUCKS ? Une minute d'inattention en marchant et vous vous cognez la tête contre un de ces restaurants. Pas très suprenant quand on sait qu'il y en a pas moins de 171 dans cette ville seulement. Les 1125 calories que le sandwich m'insuffle devraient être suffisantes pour me ramener au coin de la 9 ième et 50 ième. C'est là où se trouve le petit immigrant illégal tout vêtu de jaune qui va nous vendre un tour de ville en autocar avec guide inclus + une fausse saccoche PRADA à 20 dollars. Faux pour la saccoche. :-) HOP ON !
La visite se fait sur le dos d'un autocar modifié sur lequel ils ont littéralement ''tchoppés'' le top afin que les visiteurs puissent avoir une meilleur vue des joyaux de New York. À l'air libre en plus. Nice ! Comme je l'ai mentionné plus haut, il fait très chaud si bien que j'ai l'impression d'être un petit poulet rôti qu'on déambule sur un barbecue roulant. Quand le micro fonctionne et que le guide parle mieux anglais que Pauline Marois la visite est super intéressante. Si non, vous faites votre propre interprétation des trucs qu'il vous pointe avec son index tordu. Une petite photo et nous voilà satisfait dans nos coeurs. HOP OFF !
On quitte le navire ici capitaine. Sonia veut voir GROUND ZERO et les poils de Ben Laden retrouvés sur des morceaux de carlingue. Juste avant, petit arrêt à St-Paul's Chapel. C'est la petite église située tout près qui a résisté à l'effondrement des 2 tours et qui est devenu en quelque sorte un symbole. C'est là que les pompiers et policiers dormaient quelques heures avant de retourner faire leur travail dans l'hécatombe. En marchant dans la chapelle et en voyant tous ces hommages, photos et témoignages le silence vous pogne. J'ai peine à imaginer ici au milieu de tous ces édifices réunis dans si peu d'espace et avec tous ces gens qui circulent le cahot et la panique qu'a pu provoquer les événements du 11 septembre 2001. Complètement malade. Le déluge du Saguenay c'est des peanuts. La petite maison qui est restée debout au milieu de la rivière qui se déchaîne vous pouvez la crisser par terre et bâtir un casse-croûte. We don't give a shit anymore. Assez les émotions là. On continue la visite. Et tient tant qu'à être dans le coin, pourquoi ne pas aller faire baisser la bourse de 25 points sur Wall Street ? Juste avant pause dîner Au Bon Pain du World financial center. Le secteur des affaires n'est pas énorme mais on sent qu'il se brasse gros. On a juste à voir tous ces gens en complet-cravate qui déambulent les yeux collés sur leur blackBerry avec l'air inquiet. J'ai certainement pas l'air de ça quand je dessine une bracket en acier 18 gages. Pas question de quitter le coin sans avoir flatter les couilles du gros boeuf en bronze. Il s'agit d'une statue qui se veut représenter "la force" du quartier des affaires de New York. Ok ça colle !
On poursuit la marche. Des Crocs c'est plus confortable que je pensais. Ça ramasse la saleté et ça en fait un genre de gomme noire qui colle à l'intérieur. Bon d'accord mais c'est ventilé et ça respire. C'est tout ce qui m'importe. Je finirai par les laver un jour de toute façon. On cherche l'entrée piétons du Pont de Brooklyn. On le voit bien qu'il est là le pont mais on ne va pas s'engager dans la bretelle et courir au milieu des bagnoles. Comme la testostérone qui circule dans mon sang m'empêche biologiquement de me renseigner, je décide de suivre ce petit couple qui semble chercher la même chose que nous et qui marche d'un pas décidé. Bingo, nous voilà au pied de l'escalier qui mène au tablier. ''Je te l'avais bien dit que je savais où c'était hein ?!'' Faites confiance à vos mec mesdames. : -) Alors qu'on avance sur les planches au milieu des énormes câbles d'acier, on aperçoit au loin les légendaires piliers en pierre du pont. Çe n'est qu'une fois à leur pied qu'on comprend pourquoi ils sont encore debout après tout ce temps: Le monument a été entièrement reconstruit en 1954. Ahhhhh ! Je pige maintenant. J'avoue que j'avais de la difficulté à comprendre puisque nos infrasctructures à nous elles s'écroulent bien avant. 15 ans et puis c'est par terre. Le Brooklyn bridge tient depuis 1883. Sans tie wrap et duct tape. On retourne en face du City Hall. C'est l'un des 25 points d'embarquement et de débarquement du barbecue roulant. Nous revenons au bercail. Pipi à la chambre, gorgée d'eau, je m'éponge l'entre-cuisse, et on repart de plus belle chasser du New Yorkais. En prime avec notre tour guidé, le petit africain jaune nous a inclus le Night tour. Une visite de la ville et ses lumières en soirée. On fait même un saut du côté de Brooklyn pour avoir un meilleur aperçu de ce spectacle. Probablement l'image la plus véhiculée dans les films de Hollywood à ce jour. WOW ! Nous revenons à Time Square émerveillés mais surtout crevés. ''Ça te tente d'aller en haut de l'Empire State Building ?'' Thanks but no thanks. On ira demain. Il est 23h30. ZZzzzZZzz !
Mercredi matin. Aujourd'hui au programme on se tape le uptown, un tour de bateau pour voir la statue de la liberté, la Fifth Ave et ses boutiques puis finalement l'observatoire de l'Empire State. Ais-je besoin de manger 2 sandwichs ? Le uptown de manhattan c'est un peu la rue Beaudry de St-Raphaël. Tu te dis: ''Je ne vivrais pas ici mais je suis content d'être passé.'' Quand on traverse Harlem, on peut facilement s'imaginer toute cette communauté noire qui vit ici depuis toujours. Certains sont là devant les immeubles attroupés dans les escaliers. D'autres nous observent appuyés la haut à la fenêtre de leur petit appartement miteux. C'est comme dans les films de gangsters. Un type se serait fait buter sous nos yeux et je n'aurais pas été surpris. J'exagère un peu. On s'engage sur la 125 ième et on aperçoit la célèbre salle de spectacle Apollo maintenant transformée en cinéma de quartier et qui a déjà accueillit un jeune phénomène nommé Mickael Jackson. En son honneur, je fais le moonwalk sur le toit de l'autocar avant que ma tête heurte une lumière de signalisation. J'invente un peu. C'est ben beau Harlem là mais nous on veut voir les seins de dame Liberté. Après avoir payé 18.36US$ pour 2 paninis au poulet on se rend via la 42 ième rue jusqu'au quai# 83 où nous attend le bateau qui nous promènera nous ainsi que 250 autres touristes sur Hudson River. Évidemment, on veut tous voir la statue. Les règles de sécurité à bord d'un bateau ne tiennent plus lorsque la dame en cuivre entre dans le champs de mire. Les fofolles et les Wongs courent dans tous les sens. C'est l'anarchie sur le pont. Tout le monde veut sa petite photo souvenir. Si je me rappel bien avant de larguer les amarres ils ont dit de demeurer ASSIS en tout temps Câlisse ! Les gens bien civilisés comme nous qui taisent leur culs en demeurant bien assis sur le siège ne voient plus rien. Soudainement, la statue de la liberté me dit quedal. J'écoute plutôt le guide qui me fait rigoler depuis le début. Il s'agit d'un vieille homme. Cheveux gris et lunettes fumées. On dirait qu'il a picolé toute la matinée. Ses mots sont ronds. Ce boulot doit l'emmerder mais le pourboire est très bon dans ce genre d'excursion alors il s'accroche. Quelques bonnes blagues subtiles sortent de sa bouche à l'occasion et on dirait que je suis le seul à rire sur le bateau. Quand on rentre finalement au quai, je file un billet de 1 dollars à Silver Fox (son surnom) pour m'avoir "entertainé" pendant 75 minutes. Payes-toi un Dry Martini à ma santé mon bonhomme :-) Juste à côté se trouve le porte-avion américain INTREPID maintenant transformé en musée. Il y a aussi un des rares avions supersonic Français encore existants: Le Concorde. Ayoye ! Ça me titille d'aller visiter mais malheureusement, on manque de temps. Une prochaine fois peut-être ?
Depuis le début, Sonia rêve d'aller sur la célèbre Fifth ave et de voir toutes ses boutiques huppées. C'est là que ça se passe. GUCCI, PRADA, ARMANI, VERSACE , LOUIS VUITTON etc. On se les tape toutes ! Je connais rien la dedans mais ça sent le riche: Du linge très laid et qui coûte très cher. Discrètement, je tend la main pour voir l'étiquette de prix d'une paire de Jeans: 950.00$ ?????? "Ah c'est plate vous n'avez plus de 32" dis-je à la vendeuse qui voit bien que je suis un ti-clou Aubé. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le personnel est très sympathique et accueillant. Même pour tous les culs terreux d'entre nous. Ils nous laissent visiter à notre guise. Mais NO PICTURES please. Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre de photographier un sac à main en crocodile moi ? Il y a aussi pas très loin la magasin Apple et le royaume de jouets F.A.O SCHWARTZ. C'est là que se sont tournées des scènes de Maman j'ai raté l'avion. C'est comme le IKEA du jouet. C'est big. TRÈS big. Les allées et les étages n'en finissent plus. Il y a même un rayon avec des poupées dans une pouponnière avec des dames déguisées en infirmière pour vous les présenter. Comme si c'était des vrais avec les certificats de naissance et tout. Pardon ? Il y a également un immense piano au sol où les gens doivent marcher sur des énormes touches pour produire les sons. J'en peux plus. Je m'asseois pour prendre mon Ritalin dans la section Harry Potter.
Pour nous remettre de nos esprits, quoi de mieux que de gravir 86 étages ? Tout le monde à L'Empire State Building et que ça saute ! Mauvais jeux de mots pour décrire notre escalade jusqu'en haut. En effet, depuis quelques années la sécurité a été augmentée au pied de l'édifice et donc maintenant nous devons tous passer au détecteur de métal avant de grimper la haut. Ils en ont soupé des terroristes là bas. Heureusement qu'il est 22h00 car la file d'attente aurait été interminable. La règle c'est plus il tard, moins tu attends. L'observatoire ferme ses portes à 2h00 du mat. Je comprends pourquoi. Inutile de vous précipitez tôt à cette attraction. Même tard en soirée nous avons dû attendre alors vous imaginez... Quelques minutes en haut à admirer la ville. Magique. Les ascenseurs ultra-rapide vous font redescendre en quelques secondes. SCARY !
Sur le chemin vers le célèbre gratte-ciel, j'ai oublié de mentionner notre petit arrêt au plus gros magasin à rayons du monde entier: Le Macy's. Mon verdict: Bof ! Peut-être le plus grand mais certainement le plus plate. En fait, si ça se trouve ça doit être plus excitant de magasiner aux Galeries du Vieux Fort à Lauzon. On titube jusqu'à Time Square. On s'assoit dans l'estrade pour admirer une dernière fois cet endroit unique.
00h30 J'ai des ampoules. On rentre.
Après 2 semaines et demi de vacances il faut désormais régler le cadran si on ne veut pas se réveiller au delà de 9h00. Oui oui. Moi qui a l'habitude d'ouvrir l'oeil à l'heure des poules. Je vis maintenant au rythme de l'assisté social moyen. Le téléphone portable de Sonia sonne donc à 7h30 depuis hier matin. Si on veut avoir le temps de tout voir ça s'impose. Aujourd'hui, jeudi c'est le départ. Il faut avoir quitté la chambre #214 pour midi. Mais auparavant il faut absolument aller se remplir les poumons d'air pur dans Central Park. Ça c'est le mystère New-Yorkais. Comment ces 341 hectares d'arbres et de lacs ont bien pu résister à la folle conquête d'espace à bureau et logements ? Y'a très certainement des Roy Dupuis et des Gilles Vigneault américains de ce monde qui font du lobby pour préserver ce parc si précieux pour ceux qui aiment faire chier leur caniche en toute tranquillité. Évidemment, les joggers et les cyclistes y pullulent. Les amoureux y trouvent également leur compte avec les petits bancs de parc installés devant les étangs et les vieux ponceaux en forme d'arche. Très romantique. Deux becs pis on décriss. Chow !
Sur le chemin du retour à l'hôtel, quelques gouttes de pluie et puis ça s'arrête aussitôt. Tout le monde est content. Le temps est maintenant un peu plus frais, pelouse et arbustes ont pris leur dose et les clochards...... Bon c'est insuffisant mais ils auraient crevé de toute façon. l'hiver s'amène par ici aussi. On fait nos valises. On pique peignoirs et serviettes. On check out. Je récupère la voiture et on se tire. Il est 12h15. Le GPS fait encore des siennes. Il ne reçoit aucun signal satellite. Qu'a cela ne tienne je me fie à mon sens de l'orientation. On repasse à Time Square avant de descendre sur la 42 ième vers la Hudson. Soudain j'entend cette voix féminine familière: ''Re-calculation en cours.... Dans CENT cinquante mètres, Tournez à gauche puis tournez à droite."Quoi ? Bon d'accord. Je crampe. Le trafic est dense et mon temps de réaction est diminué.''Putain, elle nous dirige tout droit dans le tunnel Lincolm la salope'' m'exclamais-je alors. C'est la première fois que j'utilisais ce chemin et je dois dire que ce passage sous le fleuve est étroit et intimidant. Jouer du coude avec deux dix roues à bord d'une minuscule Mazada 3 dans un tunnel gros comme l'anus de King Kong ça fout les boules. Une fois sorti du gros intestin on se retrouve dans le New-Jersey et dans un monde sans repères. Un conseil, prenez-donc le pont George Washington. Ceci dit, une chance que la salope Garmin était là pour nous ramener sur cette bonne vieille autoroute 87. Je m'excuse ma poule. Sans toi je serais sans doute à Baltimore à l'heure qui l'est. Après c'est un long fleuve tranquille jusqu'à Lévis. New York a été formidable mais si vous souffrez d'agoraphobie et devez utiliser une marchette pour vous déplacer: À éviter. Cet endroit n'est pas fait pour les poules mouillées.
So long....
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