Mon poisson est mort. Rien à ajouter à ce sujet si ce n'est qu'il laisse dans le deuil ses 4 milliards de bactéries au fond du bocal et peut-être les enfants de ses enfants dans une petite marre visqueuse et polluée de Singapour. Aucune funéraille. Aucune cérémonie. Modeste jusqu'à la fin. Sonia a tout de même tenu à l'enterrer derrière la maison et danser autour de sa sépulture. Je ne suis pas triste. Cependant, le décès du Bêta me rappel que le temps passe très vite. Il y a déjà plus de 3 ans aujourd'hui, je me rendais dans une animalerie des Galeries Chagnon afin de trouver un petit compagnon pour m'accompagner dans cette nouvelle embouchure de rigole tranquille. À ce moment, je sortais tout juste d'une rupture, d'un jumelé briqueté 3 côtés et d'un cycle délicat de séchage par culbutage; blonde-dodo-boulot-vaisselle et pliage de serviettes. L'achat de Torpille des mers (Ben non, y'a jamais eu de nom sauf peut-être ''Ah criss de poisson à marde") a été pour moi une sorte de signet. Un marqueur d'entrée dans ce qu'allait devenir à nouveau, l'exode vers mon schéma de guérison illusoire préféré:
S'étourdir par le sport / Tome 1, volume 3 - Dernier chapitre.
à suivre la doom psycho pop.....
So attristée, dans le cimetière à poisson du 4890
lundi 15 juin 2009
La fin d'une époque
Pondu par Dominic Raby
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