Comme je n'étais plus capable de voir Le casse-couille vélomag (part2) en rentrant sur ce blogue, j'ai décidé d'écrire ceci. Sujet très ordinaire et banal mais fallait que je tire ce site de l'agonie. 2011 impose de la nouveauté. Désolé pas de rétrospective vidéo. Trop de temps et de travail pour ce que j'en retire. En ai-je déjà parlé ?
C'était la première fois aujourd'hui (29 décembre) que j'essayais mon nouvel équipement de ski de fond. Les conditions ne s'y prêtaient guère (fond trop glacé et branches mortes éparpillées partout sur la piste) mais j'avais trop hâte de voir comment se comportent ces planches magiques. Je chaussais également des supers bottes avec renforts latéraux en carbone et multiples ajustements pour un confort assuré. Le top de gamme. Il ne manquait que mes bâtons cosmiques ultra-performants et légers; eux aussi fait de carbone aérospatial. On me les a offert à Noël et ils doivent être ajustés à ma taille. Au milimètre près s.v.p. J'ai ce défaut depuis toujours. Je me fais croire que j'ai besoin du meilleur équipement alors que des guenilles feraient amplement l'affaire. Je suis descendu au sous-sol pour cirer mes Fischer RCS cold skating machin truc. Ça aussi j'avais hâte. Je me suis aménagé un petit atelier où il fait bon y jouer du fer à repasser. C'est fou comme je vis dans le moment présent lorsque je "pigrasse" dans le sous-sol.
Alors vers 15h00, je me pointe au centre La balade de St-Jean Chrysostome. Je suis fébrile. Vêtu comme à l'habitude c'est-à-dire comme un clown. Manteau noir, cuissard bleu, short de jogging par dessus, leg warmers rouges et bottes blanches. Wow ! Ça fesse ! Il y a des lunes que je ne me soucie plus de quoi j'ai l'air au milieu d'un boisé. Je clip et hop je suis sur la piste. Premier feeling: ça glisse bien. J'ai réussit mon fartage. Je donne mes premiers coups de patin: Bof ! Pas terrible. L'état des trails est lamentable. Ça fait un bail qu'il n'a pas neigé et beaucoup de skieurs ont passé. Le fond est durci et c'est comme skier sur une patinoire. Selon moi ce n'est pas le meilleur entretien non plus. À St-Jean, j'ai l'impression que le mot d'ordre est: Économisons au maximum le diesel dans le BR400. Et la qualité des pistes dans tout ça folks ? "Ahhh never mind ! À la s'maine prochaine."
Je ski donc en bordure pour tenter de faire mordre mon pas. En vain. Il y a aussi que mes bottes Salomon me font souffrir le martyre. J'ai comme un énorme point de pression sur chaque arches de pied. Pourtant, y paraît que tous les coureurs adorent ce modèle en raison du confort supérieur aux autres marques. Ouin ben pas pour moi. Je dois avoir une forme de pied Rossignol. Je songe même à faire demi-tour après seulement 5 minutes. Je m'arrête et desserre un peu l'attelage. Peine perdue. J'ai le coeur qui bat dans les métatarses. Je vais devoir retourner chez le vendeur et faire chauffer les bottillons histoire de re-mouler à mon pied car c'est insupportable. Crotte de bouc.
Je suis à mi-chemin sur la piste #10 qui fait une distance totale de 5 km. Bon je fais quoi ? Piquer tout droit vers l'accueil ? Je n'y pense pas. Cela voudrait dire nager dans les bassins d'épuration de St-Johnny Chrysanthème situés tout près. No wonder it smells shit approaching the finish. Je me résigne et je continue. La douleur n'est rien pour améliorer mon style. J'ai sans doute l'air de Bambi on ice. Un bébé chevreuil sur la glace du Centre Bell. Le contraire de coordination. Get the picture ? Plus j'avance et plus c'est la désolation au milieu de la forêt. On dirait la scène de crime où deux gélinottes hupées se sont poignardées à grand coups de crêtes. Tous ces petits bouts de branches cassées étendus sur le chemin deviennent des couteaux pour la structure synthétique qui compose la semelle du ski. Il y en a tellement qu'il devient impossible de les éviter. Je suis pris dans un étau.
Je rejoins finalement le chalet. Au départ, j'avais prévu faire 2 ou 3 tours mais plus maintenant. Je retire mes ski et j'inspecte le dessous. AHHHHH TABARN.. ! Je suis au bord des larmes. Une fissure d'environ 1mm de profond est apparue sur mon ski droit. Elle doit faire plus de 12 cm de long. C'est la première fois que j'endommage autant une semelle. Même en skiant sur du gravier avec mes vieilles planches jaunes fluo je n'ai pas réussi à égratigner la surface comme je viens de le faire. Ça t'apprendra espèce de patapon. Le fond c'est important en ski de FOND batinse !
Avec la pluie depuis les 3 derniers jours, je demeure inconsolable. J'aurais donc dû attendre un peu avant de me lancer dans des sentiers d'marde chaussé comme Alex Harvey. Pour amoindrir ma peine, je me répète sans cesse que; rangés dans un garde-robe, des skis ça ne se "magannent" pas. AND I DON'T WANT THAT. Use your stuff !
Je vous souhaite une très bonne année 2011
Commentaires: domraby@hotmail.com
C'était la première fois aujourd'hui (29 décembre) que j'essayais mon nouvel équipement de ski de fond. Les conditions ne s'y prêtaient guère (fond trop glacé et branches mortes éparpillées partout sur la piste) mais j'avais trop hâte de voir comment se comportent ces planches magiques. Je chaussais également des supers bottes avec renforts latéraux en carbone et multiples ajustements pour un confort assuré. Le top de gamme. Il ne manquait que mes bâtons cosmiques ultra-performants et légers; eux aussi fait de carbone aérospatial. On me les a offert à Noël et ils doivent être ajustés à ma taille. Au milimètre près s.v.p. J'ai ce défaut depuis toujours. Je me fais croire que j'ai besoin du meilleur équipement alors que des guenilles feraient amplement l'affaire. Je suis descendu au sous-sol pour cirer mes Fischer RCS cold skating machin truc. Ça aussi j'avais hâte. Je me suis aménagé un petit atelier où il fait bon y jouer du fer à repasser. C'est fou comme je vis dans le moment présent lorsque je "pigrasse" dans le sous-sol.
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| Mon petit atelier de fartage où je suis zen |
Je ski donc en bordure pour tenter de faire mordre mon pas. En vain. Il y a aussi que mes bottes Salomon me font souffrir le martyre. J'ai comme un énorme point de pression sur chaque arches de pied. Pourtant, y paraît que tous les coureurs adorent ce modèle en raison du confort supérieur aux autres marques. Ouin ben pas pour moi. Je dois avoir une forme de pied Rossignol. Je songe même à faire demi-tour après seulement 5 minutes. Je m'arrête et desserre un peu l'attelage. Peine perdue. J'ai le coeur qui bat dans les métatarses. Je vais devoir retourner chez le vendeur et faire chauffer les bottillons histoire de re-mouler à mon pied car c'est insupportable. Crotte de bouc.
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| La botte avec laquelle je ne prends pas mon pied |
Je rejoins finalement le chalet. Au départ, j'avais prévu faire 2 ou 3 tours mais plus maintenant. Je retire mes ski et j'inspecte le dessous. AHHHHH TABARN.. ! Je suis au bord des larmes. Une fissure d'environ 1mm de profond est apparue sur mon ski droit. Elle doit faire plus de 12 cm de long. C'est la première fois que j'endommage autant une semelle. Même en skiant sur du gravier avec mes vieilles planches jaunes fluo je n'ai pas réussi à égratigner la surface comme je viens de le faire. Ça t'apprendra espèce de patapon. Le fond c'est important en ski de FOND batinse !
Avec la pluie depuis les 3 derniers jours, je demeure inconsolable. J'aurais donc dû attendre un peu avant de me lancer dans des sentiers d'marde chaussé comme Alex Harvey. Pour amoindrir ma peine, je me répète sans cesse que; rangés dans un garde-robe, des skis ça ne se "magannent" pas. AND I DON'T WANT THAT. Use your stuff !
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| Une partie de la fissure (ici visible même sous le cirage) |
Commentaires: domraby@hotmail.com



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