vendredi 20 mai 2011

+21 SUR LE FRONT NINE

Pour les golfeurs, le titre suggère que la partie ne se déroule pas très bien. En d'autre sorte, dans un tournoi étalé sur 4 jours, t'es dans marde si tu visais la victoire finale. J'ai choisi cet exemple pour tenter de mieux illustrer ma situation avec le vélo. La marde dans ce domaine est un peu plus difficile à expliquer. Quand tu pioches, ça ne se voit pas nécéssairement à l'oeil nu.
Pour élaborer un peu plus, je vais vulgariser mes déboires sous forme de rondes tel qu'au golf. L'été 2011 est un tournoi majeur dans lequel je me suis inscrit pour battre mon pire adversaire: Dominito Rabyndé.

1. Jeudi ou La saison morte. Durant cette période on refait les bases. On en profite pour faire d'autres sports histoire de soliciter d'autres muscles tout en étant actif sur un plan cardiovasculaire. Le but est aussi de garder la motivation élevée en variant nos activités. C'est de la danse en ligne. Nul besoin de faire des stepettes outre mesure. On n'a qu'à garder le rythme. Si la base est faible,  l'édifice ne pourra s'élever très haut.

2. Vendredi ou La construction:  On commence à se mettre dans le bain en intégrant quelques entraînements plus intenses et on s'entraîne plus longtemps. Le grate-ciel prend forme. Les petites compétition sont glissées dans le programme mais sans obligation d'y performer. J'appel ça de ''l'intensité gratuite'' car aucun effort mental requis pour se mettre dans le rouge. Tu t'accroches et ça paye.

3. Samedi ou L'affûtage:  Ici on aiguise la lame du rasoir pour qu'elle soit ''sa coche''.  Beaucoup d'intensité mais peu de volume. À chaque sortie on s'arrache la gueule. C'est une courte période mais cruciale si on désire atteindre son apogée. La saison est bien entamée, on a déjà fait beaucoup de sortie. La motivation n'est donc pas toujours au top pour aller se faire chier sur un rang de Pintendre.

4. Dimanche ou Le peak:  C'est le jour J. Tu mets tes pantalons noirs et ton polo rouge porte-bonheur. En théorie, tu es au sommet de ta forme si tu as bien respecté le programme. Ça tourne comme une machine à coudre. Tu voles. De la mécanique allemande de pointe. Ça siffle quand tu appuies sur l'accélérateur. Tout te réussit. Tout est possible. Tu te dis dans ta tête: ''Si je ne gagne pas aujourd'hui, je ne gagnerai jamais."
Évidemment, en bas d'un top 3 et c'est une déception amère.

Pourquoi suis-je donc +21 sur le premier 9 ? Jeudi en plus ?  Parce que rien ne déroule comme je l'avais planifié. Mon entraînement de base a été coussi-coussa. Impossible d'être constant. Ma construction est quasi-semblable. Il pleut à chaque fois que j'avais prévu sortir. Depuis 6 jours j'ai une grippe. Aucun coups de pédale. Aucun kilomètre. Aucune session d'intensité. C'est comme si je venais d'envoyer 15 balles à l'eau et que dans mon sac, il ne me restait qu'un putter et un pitching wedge. Le coups suivant est une slice dans le bois. Tabarnak. C'est comme ça que je me sens. Pour être ou je voudais être dimanche, je devrai ''birder'' tous les trous sans exception. 2 rondes de 59 seront insuffisantes. J'ai trop pris de retard pour rattrapper Bubba Rabyndé. Je vois le peak disparaître lentement....

Qu'à cela ne tienne, je vais m'accrocher et éviter de sombrer dans cet espèce de négativisme. Au jour le jour mon homme. Le pire qui pourrait m'arriver c'est de perdre la motivation. Or, elle est encore bien là. Elle me brûle comme un feu ardant à l'intérieur. Allez, donne moi mon wedge que je te christ ça sua pin.

Bonne fin de semaine

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