lundi 9 mai 2011

CAHIER CANADA

Retour au casse-pipe ce matin après une petite semaine passée hors-circuit. J'avais souhaité m'oxigèner la cervelle bien à fond avec ma pouponne. L'air du bureau me paraît douteux. Hélas, c'est encore de l'air "Venmarisé" que nos diaphragmes nous ont laissé respirer. Ma déception sur la météo est au carré de mes attentes vis à vis celle-ci. J'en avais des bonnes il y a 8 jours. Or, Colette m'a tout décrissé ça. Pas de sa faute mais ça me prend un coupable. Vieille folle.

J'ai toujours dans ma tête de gamin d'école arc-en-ciel,  l'idée fausse qu'un retour en classe (travail dans mon cas) ça se fait en douceur. Je veux dire que par exemple, durant l'avant-midi, on fait le ménage de nos pupitres, on aiguise nos crayons, on décrotte le bout séché sur la bouteille de colle Lepage. En après-midi l'activité consiste à décrire nos vacances sous forme de dessin. Par la suite, on discute de tout ça avec l'institutrice et HOP y'é 15h30. Chow Fernande !
Ce retour progressif atténue le stress chez l'élève j'imagine? Pour les travailleurs style "bétail d'élevage" que nous sommes, il n'y a pas vraiment de ''retour progressif''.  Le dessin pastel-gouache me représentant "effouèrré" dans le divan n'a pas semblé plaire à mon patron non plus. "OUVRE TON ORDI PIS TRAVAILLE !" s'exclama t-il.
J'en déduis qu'il prône d'avantage l'immersion complète et directe lorsqu'il s'agit de se rassoir derrière un clavier et une souris. Depuis 16 ans que je suis dans l'industrie, je ne m'y fait pas.

En effet, à chacune de mes réincarcérations, j'aurais envie de me consoler en coloriant un cahier Canada d'obscénités ou de me ''gosser'' une paire de boules sur le stratifié avec l'aide d'un compas. Adieu l'anxiété du premier jour. Malheureusement, je vais encore laisser cette salope me ronger de l'intérieur. Ma soif d'oisiveté fait maintenant place au brutal réalisme;  Le menu DÉMARRER.

Toutefois, dans ce COMEBACK 2.0,  j'apprécie revoir les collègues. Mon état de fraîcheur rehausse mes faibles qualités sociales. Les relations humaines quelles qu'elles soient, apportent toujours un peu de chaleur. On jazze, on rigole, on me taquine. Ha ah ah !  Mais que j'existe donc ! Ne vous méprenez pas. Avant même d'avoir entré mon mot de passe, cet atelier improvisé de développement personnel était déjà terminé. Mieux que rien. Je suis rassasié de toute façon. Bon allez TA YEULE !  Tire des lignes et mets de la couleur. Désillusionné, je sais que j'ai déjà hâte à "ST-HHAN"

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Commentaires ?