vendredi 13 janvier 2012

LES TICKETS

c'était la dernière fois qu'on voyait Michael sur un billet du CH
Mardi soir en direct du Centre Bell , j’assistais au match Canadiens de Montréal contre Blues de St-Louis. Billets gracieuseté de mon pote Simon. Ne me demandez pas comment il les a eu. Sa vie pourrait être menacée si je divulguais le moindre détail. J’ai eu beaucoup d’occasions d’assister gratuitement à des matchs du CH ces dernières années mais faut croire que j’attendais LA PARTIE avec une équipe de rêve. Saint-Louis. Calvaire.

On se rejoint à St-Nic et pic en ballons à 14h30. Simon est déjà arrivé au Tim Hortons. Après s’être claqué une canette de Red Bull, il sort du restaurant avec à la main un café TRÈS GRAND format. « Tu veux claquer dans l’char ? » lui demandè-je. Quoi de plus noble que de creuver devant l’usine Saputo à St-Hyacinthe ? De la dignité qui fait squish squish. J’avoue.

Québec –Montréal dans une Japonnette 1999 en pichoux d’hiver c’est comme faire de la luge au buton : Par grands vents tu te sens proche de la nature. À Saint-Léonard d’Aston j’ai l’impression d’être arrivé au premier camps de base durant la montée de l’Everest. La radio et Simon jouent mais je n’entends rien. J’acquiesce périodiquement de la tête pour lui faire croire qu’il ne s’agit pas d’un monologue avec lui-même. Heille Clémence Desrochers !? Beloeil n’a pas été rayée de la carte avec la crise du verglas ? Non. Et on dirait même qu’il profite ce champignon.

RÉGION MÉTROPOLITAINE

«Dom, prends le pont Victoria ça va mieux pour aller au Centre Bell. » Y’É FARMÉ. Champlain debord. Curieusement, y’a pas beaucoup de trafic. Il est pourtant 17h00. « J’ai lu qu’y ont commencé à le dynamiter messemble ? » Ah ok. C’est donc ça les cônes qui roulent sur le hood.

À Mourrial y’a pas de neige. C’est comme le 31 octobre mais avec des « cass » de pouèles Arctéryx chez les romains. Sur le trottoir c’est plein de monde bien vêtu qui savent où y vont. Barre tes portes Simon.

Avec les billets de partie gratuits vient le billet de stationnement gratuit. Le gros kit. Manquait juste 125$ pour la bière pis ça aurait été parfait. Bahhh ! "À cheval estropié tu sniff pas la brise." comme dirait Jean Perron. On gare donc la minoune dans l’sous-sol de l’aréna. À chaleur avec les chars de vedette. La Mercedes d’Alain Crête ne m’intimide pas. Dany Dubé passe tout près d’écraser Simon en reculant. Goglu espère qu’il en parlera dans son analyse d’après match. « Tasse toé gros cave ! » sur les ondes de 98.5 FM ? Ça s’rrait coooool. Hélas c’est silence radio.

LA CAGE

On se déploie. D’un pas décidé on se rend à la Cage aux sports. Ce resto ne me dit rien pantoute. Y’a tellement d’écran dans cet établissement qu’inévitablement, la personne qui t’accompagne les regarde pendant que lui confie vouloir changer de sexe. Bahhh ! Y’a l’avantage d’être annexé à l’amphithéâtre. La proximité; ça me parle. Côtoyer une bande de gros mangeurs d’ailes, agressifs et dégoulinant de produits Labatt ne m’enchante guère non plus. Ils sont gentil si tu évites de gueuler : « Changez d’ poste, l’ostie d’football plate à marde chu pu capable » mais sinon ils t'amènent avec eux dans le tumulte.

À l’extérieur, on se bute à une file d’attente qui va jusqu’à Longueuil. J’ai laissé mon manteau dans la voiture et je ne pourrai pas attendre ici longtemps. Moi j’ai les doigts qui gèlent facilement. Juste me prendre un Monsieur Freeze dans l’frigo et j’dois enfiler mes Auclair. *DR-« Fuck off. On va au St-Hubert à côté » Même chose. Un line up monstre. SB-« Fuck off. On va dans l’Centre Bell se siffler 2 hot-dog. L’important c’est de ne pas rater le warm-up ». On le ratera.

On rebrousse chemin et on court vers les tourniquets. Pour une raison qu’on ignore ils les ont fermés. « Câlisse, y'étaient ouvert y’a 10 minutes. » Situation : On est deux « pouèles » en chemise dehors à -13 degrés. Affamés. Aucune réservation. Présent dans aucune file d’attente. C'est ce qui se produit lorsqu'on essaie de sodomiser deux lièvre à la fois.

DR- « Il me reste peut-être un sachet d'édulcorant dans l'auto. On pourrait se le partager si tu veux » Les options nous manquent. On marche le long de la bâtisse en cherchant une porte qui serait déverrouillée. Un genre de gros tuyau vert du monde 4 dans Mario Bross. Il nous reste 1 vie et la plante carnivore nous déguste des yeux.
Miraculeusement, Simon en essaie une en dernier recours et c’est la bonne. Elle mène directement dans la Cage aux Sports en plus. Lucky bastards. On s’y infiltre comme 2 bandits. Les fesses serrées, le pas fuyant, on se dirige vers l’étage du bas. Nous arrivons face à une placière qui nous demande d’une voix nullement suspicieuse: « Pour deux personnes ? » De la musique à mes oreilles. « YES MEDAME ! ».

Le tuyau vert = La porte de côté à la Cage aux sports du centre Bell

Vraiment LE coup du siècle pour les deux Alcapone que nous croyons être devenus. J’adore jouer les criminels sauvages. Nous venons d’épargner au MINIMUM 45 minutes d’attente à l’extérieur. Vous imaginez ? Ah ah ! EAT MY SHORTS SUCKERS !

LA GAME

La joute vue de la section 104 rangée M siège 14 : ZZZZZzzzzZZZZZ ZZZZzzzz ZZZZ ZZZZZZZZZZZZZZZ zzz ZZZZZZZZZZ zzzz ZZZZZZZZ.
Entre les mises au jeu, je guète du coin de l'oeil Randy Cunneyworth qui fait du lipsing sur une toune de Beau Dommage.
Les gens autour de nous passent d’avantage de temps à pitonner su’l blackberry qu’à regarder le match. Ils n’ont sûrement pas payé 118$ + taxes pour le billet eux non plus. Y’en as-tu qui payes by the way ?
La troisième sirène se fait entendre. Halak nous salue au milieu de la patinoire. RDS efface déjà les tapes.

SB- "On fait quoi là ?" (Je sais très bien que par là il veut dire: P A R É. ) DR- "Tu peux aller courir flambant sur la glace en criant APOULOU APOULOU si ça t'tente mais moi c'est ENWOUÈYYE à maison.

LE RETOUR

Le monstre Bell se vide de ses entrailles. Plan d’évacuation très bien rodé pour 23 000 personnes. En moins de 2 nous sommes sur le pont Victoria. OUVERT dans ce sens. On est projeté à St-Lambert. Cette ville est lugubre. Je vois déjà mon char sur des blocs à LCN et un ruban jaune policier autour d'une de mes chaussures. Le plein d’essence et on s’tire au plus christ.

À St-Hélène je cogne déjà des clous. Le battement de cœur de Simon maintenant redescendu à 192 bpm aide à me tenir éveillé. Toutefois, le trajet pour revenir paraît 4x plus long.

DR- "Heille Lance Bouffard ! On arrêtes-tu dormir chez l'indien?" SB- "Non la dernière fois, je me suis réveillé avec des plumes collées dans l'cul avec de la colle à plancher engineered. Par chance, c'était une colle québécoise. Moins de résistance.

Nous arrivons finalement à destination. Il est 1h00 du matin. Heureusement, il me restera assez d'heures de sommeil pour performer au travail comme un géranium. Je dépose Simon à sa poubelle ambulante mais je suis songeur.
Son histoire d'indien m'a troublée. DR - "Hey Mcfly ! Veux-tu qu'on retourne y casser la yeule à ta maudite peau-rouge-de-grand-fleuve-qui-rétrécit-152-fourrures-contre-1 p'tit miroir-de-sac-à-main-ça me-paraît-être-un-bon-deal-chu-pas instruit-mais-mes-Mark ten-j'l'ai-payes-pas-cher-#plan nord mes-fesses ?"

SB- "Non surtout pas. C'est lui qui me donne les tickets."

Merci Simon pour la game. Très apprécié.
*DR = D.Raby
  SB = S.Bouffard

domraby@hotmail.com

vendredi 6 janvier 2012

TENTATIVE DE SUICIDE MÉDIA SOCIAL

Le titre le dit. Le 31 décembre j'ai tenté de me zigouiller des réseaux sociaux.  Adieu Facebook. Adieu Twitter. Adieu le blogue.  Aucune lettre pour expliquer mon geste.  Un coups de tête ?  Pas vraiment.  Cela faisait un p'tit bout que j'y réfléchissais.  Plusieurs raisons pour expliquer.  Premièrement, le faible lectorat.  Je me doutait que vous n'étiez pas nombreux à lire mais de le constater réellement via le sondage sur Little People.... ayoye tu m'fa mal à mon coeur d'animal. Loin de moi l'idée de tenir une page sur le web pour gagner un concour de popularité ou d'obtenir un peu d'attention mais parfois de savoir qu'on est lu c'est l'fun. 

Deuxièmement, j'avais comme désir d'être plus "webanonyme" en 2012. Avec le premier point faut croire que je remplissais déjà ce critère ah ah !  Sérieusement, cette envie m'est venue suite à la lecture d'un article dans le magasine Popular Mechanic: "Removing yourself from the internet" dans lequel on nous fait part de toutes les traces qu'on peut laisser sur la toile lorsqu'on se crée des comptes sur les différents médias sociaux. Cette trace peut être composée d'information personnelle importante et facilement disponible pour les organismes malveillants qui la recherche. 

Finalement, la goute qui a fait déborder le superbe vase à 3.50$ reçu dans un d'échange de cadeaux à 20$:  Une résolution de passer moins de temps devant l'écran. Mes moments libres se doivent d'être mieux utilisés.  Ma fille, ma blonde, le sport, la famille... Ça à l'air de rien mais ça peut prendre quelques heures écrire une histoire, relire, corriger un peu, bla bla... Voilà ! En gros ce sont à peu près toutes les raisons qui m'ont amené sur le bord de cette corniche.

Heureusement, je n'ai pas sauté de l'immeuble.  TEL-JEUNES, Marina Orsini et quelques bons commentaires reçus tout juste avant de faire OK sur "For the fifth time, are you really really sure you want to permanently delete your blog ?" m'ont permis d'éviter le pire.  Je me suis dit qu'il fallait continuer malgré tout.  Écrire c'est bon pour moi.  De plus, si ça peut divertir 2 ou 3 personnes et bien c'est tant mieux. Je crois que ces gens ont besoin de contenu local.  Ils aiment lire sur quelqu'un qu'ils connaissent.  Je suis peut-être une sorte d'addendum aux annonces classées du journal La Rafale ? Juste aux côtés de "Cordes de bois à vendre" et "J'offre mes services pour faire curriculum vitae." Si c'est le cas et bien j'accepte volontier de tenir ce rôle. Ce sera un honneur. Du moins jusqu'à ma prochaine baisse de 5-hydroxytryptamine (5-HT)

D'ici là bonne lecture.  Bonne année 2012.